Révolution Café

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Révolution Café

En juin 2012, dans un article du New York Times, Maggie Koerth-Baker, journaliste scientifique, prophétisait que, parmi les trente-deux innovations qui allaient changer notre quotidien ces prochaines années, boire du bon café arrivait en deuxième position.

Elle s'appuie sur un article d'Oliver Strand qui dit : « Bientôt, le café n’aura pas le goût du café, du moins, pas celui au goût de torréfaction brûlée que l’on boit aujourd'hui. Les gros producteurs veulent un goût uniforme, et les torréfactions foncées rendent cela facile en égalisant les saveurs et en masquant les défauts. Aujourd’hui les meilleurs cafés (verts) sont emballés sous vide et non plus dans des sacs en toiles de jute. Ce genre d'amélioration a permis aux torréfacteurs de proposer des cafés aux saveurs d'oranges de Séville, ou d'amandes et de baies grillées et ce genre d’expériences positionne bien bas le marché de masse. Au fur et à mesure que la qualité s’améliore le café est plus fin et la sur-torréfaction risque juste de devenir une relique du passé. »


Quelques années plus tard, on peut dire que ces journalistes voyaient juste. Pour être acteur de cette révolution du café, appelée « troisième vague », j’observe que l’on ne compte plus les créations de torréfactions de cafés de terroirs ou les ouvertures de coffee shop dans les villes de France et dans le monde, qu’être barista est devenu un « vrai » métier et suscite bien des vocations, que les restaurateurs passionnés soignent enfin la touche finale de leur repas, que les entreprises s’en servent pour gratifier leurs salariés, que le public désireux de découvrir ce produit si méconnu rejoint chaque jour notre communauté, que la recherche scientifique nous livre toujours plus d’informations sur ce fruit et ses étapes de transformation. Cela est en quelque sorte la face immergée de l’iceberg, car pour en arriver là, des hommes passionnés ont remis en question toutes les pratiques d’une industrie caféière sacrifiant la qualité à la quantité, ne laissant que les miettes du gâteau aux planteurs et aux communautés paysannes.

Cette industrie domine encore largement le marché car ce que l'on nomme les cafés de spécialité » ne représente que quelques pourcentages de la consommation mondiale qui augmente avec 255kg de café par seconde, soit 8 millions de tonnes mais leur progression en volume est fulgurante, sur les cinq continents. Une filière alternative est donc en marche. Les terroirs, la nature et les hommes en sont ses principes fondateurs. La traçabilité, l’excellence, les pratiques commerciales vertueuses et le respect de la nature en sont les piliers. Proposer des cafés de haute gastronomie à un prix juste est son objectif.

Découvrir la sélection de café de spécialités Terres de Café

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